2 Ans dans nos vies

par | 21 Juil, 2016 | Lettre à ... | 2 commentaires

Ton entrée dans nos vies fait partie de celles dont on ne sait pas quoi penser. Celles qu’on aime sans pour autant sauter de joie, celles qu’on apprécie sans pour autant se jeter dans les effusions. Celles qui prennent le temps d’être couvées et analysées avant de les intégrer et de  s’y laisser couler. Ton entrée dans nos vies s’est fait de manière plus calme et plus sereine, est ce parce que nous avions atteint une plus grande maturité ou est ce parce que nous nous relevions à peine, toujours est-il que le résultat du test de grossesse était positif, tu allais faire partie d’une manière ou d’une autre de nos vies.

Je t’ai senti grandir et prendre de la place en mon sein chaque jour un peu plus, la place que tu occupes dans mon cœur a suivi le même trajet, elle n’a cessé de grandir. Je me suis retrouvée à installer des applications et à rechercher sur Youtube toutes les vidéos de grossesse et d’accouchement. J’ai forcé ton père à regarder pendant des soirées entières « Baby Boom » et « 4 bébés par seconde », je crois que je l’ai un peu traumatisé.

Je m’étais appropriée ma GROSSESSE et je t’attendais avec impatience, malgré les difficultés. Parce que oui, ce n’était pas sûr que nous arrivions au bout de cette aventure.

Ton père a dû gérer mes humeurs et mes états d’âme, la grossesse difficile, l’immobilisation, la totale…

Entre les échographies et les courses pour préparer ton arrivée (Les courses c’est vite dit, hein, ne crois pas tout ce que maman dit. C’est tata Léna qui s’en est occupée, moi grosse BALEINE, j’étais au milieu de mon canapé, croyant être arrivée au bout de ma vie, entre les injections et les médicaments, merci tonton Biram), les mois ont passé lentement mais sûrement. Tu prenais ta place dans nos cœurs, tu prenais ta place chez nous. Ta sœur et moi parlions beaucoup de « comment ce sera après », après ton arrivée. Jusqu’à ce 21 juillet où nous t’avons rencontré pour la première fois. Je te passerai les détails de ta naissance. Je te les rappellerai quand tu fêteras tes 20 ans et te croiras assez grand pour me toiser, ou alors quand tu me ramèneras cette première petite amie, que j’ai décidé de ne pas aimer dès à présent…

3 kilos de nerfs !!!! On n’entendait que ta voix ! Depuis lors on n’entend que ta voix ! Ca fait 2 ans maintenant ! Les pleurs on fait place aux babillages qui ont fait place aux rires qui ont fait place au premiers mots, qui ont fait place aux phrases. Ton bavardage est incessant comme ta soeur, Il parait vous tenez ça de votre père, c’est ton grand-père qui le dit. N’écoute aucun membre de ma famille qui voudrait te faire croire le contraire. C’est un héritage paternel, pas maternel !

Trace ton chemin dans ce monde mon fils ! En priant le Ciel tous les jours d’avoir la chance de te dire encore et encore et ce pendant de très longues années « C’est qui mon fils ? » et entendre ta réponse « C’est moi ! Mohamed ! Je t’aime maman ! »

2 Commentaires

  1. Avatar

    Rolalalaalalalalalalala jai eu des larmes de joie longue vie au presque jeau a ma fille
    Bon anniversaire petit prince quAllah Te Prete une Longue vie joviale et propere aupres de ton ainee et de tes parents

    Réponse
    • Avatar

      Amine, merci beaucoup. Ca me va droit au coeur!

      Réponse

Trackbacks/Pingbacks

  1. Rudyard Kipling – Si… – du KOKALAM - […] Lire aussi: 2 ans dans nos vies […]

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

D’AUTRES PETITS RIENS…

Destins froissés

Destins froissés Il y'a des jours comme ça où brûler le feu est meilleur.Éviter le statique destin dans ces yeux de vivants aux arrêts. Parce que, pour beaucoup, ce n'est pas rose. Comme une vie à l'arrêt. Au rouge.S'arrêter pour ne presque plus repartir.Les rêves ?Il...

L’envol du Xalam 2

C'est l'histoire d'une bande de potes, qui a inventé sa propre musique. Préférant renoncer à la facilité, vivre dans le dénuement pour revenir encore plus fort. Le Xalam 2. https://soundcloud.com/dukokalam/lenvol-du-xalam-2/s-O2X112nTjST

6 ans dans nos vies

Je n’aime pas le mois de juillet, je crois que c’est un sujet que je n’ai jamais réellement abordé. Je ne l’ai, en vrai, jamais assumé. Avec toujours cette peur que l’énoncer le rende réel. Vous connaissez certainement ce sentiment, qu’on pourrait aussi appeler...

Suivez nous sur: